
Aujourd'hui j'ai décidé d'évoquer un phénomène-au sens clinique du terme. Que dis-je un phénomène c'est presque un sigle: DSK.
Ah Dominique Strauss-Kahn le candidat fantasmé des socialistes pour les Présidentielles de 2012, le chantre de la social-démocratie, l'aile droite de la gauche, économiste brillant, premier de la classe, un parcours exemplaire, la consécration avec le FMI.
Et puis... patatras. La tâche de sperme sur le costard de DSK. L'auréole de trop. Une aventure torride avec une jeune hongroise blonde: Piroska Nagy, révélée au grand jour par le wall Street Journal. Ben oui on a les scoops qu'on peut! Le washington Post avait sorti les écoutes téléphoniques de Nixon et le wall Street Journal les coups de quéquette de DSK!
Au fond tout le monde s'en fout en France où nos moeurs gauloises tolèrent depuis toujours la sexualité débridée des puissants. A l'heure du Sarkozysme c'est même à la mode d'afficher la libido de nos chers politiques. Non ce qui frappe en réalité c'est surtout la dimension Phoenix de Dominique Strauss-Kahn.
DSK a su à chaque fois renaître de ses cendres. Souvenez vous, alors qu'il est ministre des finances de Jospin un premier scandale éclate. DSK est mis en cause dans des affaires remontant à 1993-95: la MNEF et la Générale des eaux. Le pauvre Dominique est contraint à la démission. Eclaboussé par le soupçon il en rajoute une couche. Son erreur fatale: prétendre qu'il a eu la fameuse cassette de Jean Claude Méry entre les mains mais qu'il la perdu! S'ensuit une longue période de galère judiciaire dont il finira par sortir innocenté...
En 2007, lors des primaires socialistes, beaucoup le voient bien futur Président de la République. Notre queutard caviar a la carrure, la nonchalance d'un Chirac, le style direct de Sarko. Pourtant le candidat préféré des banquiers et des cadres est devancé par Ségolène Royal. Blam! Nouveau revers pour Dominique!
Alors comme il en a marre de se prendre des volées de bois vert en France il fait comme Florent Pagny il prend le large. Point de Patagonie pour ce Neuilléen de gauche (charmant oxymore au passage) mais un exil doré offert par Sarkozy. Direction les States. Il y coulait des jours heureux au FMI quand son priapisme l'a ratrappé. Sarko avait pourtant bien averti notre Casanova: "Pas d'impairs Dom, les américains rigolent pas avec le harcèlement sexuel. Et dieu sait que tu en connais un rayon là dessus mon p'tit père!"
Peine perdue hélas: la testostérone dégoûlinante de DSK a fini par l'emporter. Quel couronnement pour sa carrière d'obsédé! DSK a enfin a eu son Monicagate ou plutôt Piroskagate. Mais là encore Strauss-Kahn s'en tire indemne, presque blanchi. A peine un avertissement pour la forme. Qui sait? Increvable comme il est peut être sera t'il éligible en 2012?
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